Ramoner sa cheminée : c’est obligatoire ? À quelle fréquence et pour quel prix ?

Oui, c’est obligatoire : depuis le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023 (en vigueur depuis le 1er octobre 2023), tout conduit de combustion doit être ramoné au moins une fois par an — bois, granulés, gaz comme fioul — par un professionnel qualifié qui vous remet un certificat, pour un prix compris entre 40 et 120 € selon l’appareil (tarifs constatés mi-2026).

Avant ce décret, la règle dépendait du règlement sanitaire de chaque département (souvent deux ramonages par an pour le bois). La règle est désormais nationale et plus simple.

Fréquence et prix selon votre appareil #

Appareil Fréquence obligatoire Prix indicatif (mi-2026)
Cheminée ou poêle à bois 1 fois par an — 2 fois si vous brûlez plus de 6 m³ de bois dans l’année 60 à 80 €
Poêle à granulés 1 fois par an — 2 fois au-delà de 2,5 tonnes de granulés 80 à 120 €
Chaudière ou cheminée gaz 1 fois par an 40 à 60 €
Chaudière fioul 1 fois par an (+ entretien annuel de la chaudière) 40 à 80 €

Le certificat de ramonage : le papier qui compte #

Le professionnel doit vous remettre un certificat mentionnant le conduit ramoné et sa vacuité. Conservez-le précieusement : en cas de feu de cheminée ou d’intoxication au monoxyde de carbone, votre assureur le demandera. Sans certificat en règle, l’indemnisation peut être réduite, et l’absence de ramonage constitue une contravention. Le certificat est valable jusqu’au ramonage suivant (12 mois dans le cas général).

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Peut-on ramoner soi-même ? #

Le hérisson du grand-père et la bûche de ramonage ont leur utilité en entretien intermédiaire, mais ils ne remplacent pas le passage du professionnel : seul un ramoneur qualifié peut délivrer le certificat exigé par la réglementation et les assurances. La bûche « ramonante » ne fait que décoller une partie des dépôts — utile entre deux passages, insuffisante seule.

  • Réservez votre ramoneur au printemps ou en été : à l’automne, les plannings explosent et les prix aussi.
  • Profitez du passage pour faire vérifier le chapeau de cheminée et les nids (les corvidés adorent les conduits ruraux).
  • Bois sec exigé (moins de 20 % d’humidité) : un bois humide encrasse le conduit deux fois plus vite.
Locataire ou propriétaire : qui paie le ramonage ?

Le locataire, au titre de l’entretien courant du logement qu’il occupe (sauf clause contraire du bail ou organisation collective en copropriété). Le propriétaire prend en charge la mise en conformité du conduit lui-même.

Que risque-t-on sans ramonage ?

Une amende (contravention pouvant atteindre 450 €), un risque réel de feu de conduit et d’intoxication au monoxyde de carbone, et une indemnisation d’assurance réduite ou contestée en cas de sinistre.

Un poêle peu utilisé doit-il quand même être ramoné ?

Oui : l’obligation annuelle vaut dès lors que l’appareil est raccordé et utilisé. Si le conduit n’est plus utilisé du tout, faites-le condamner proprement et signalez-le à votre assureur.

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Le ramonage est-il inclus dans l’entretien de la chaudière ?

Pas forcément : l’entretien annuel de la chaudière et le ramonage du conduit sont deux prestations distinctes, parfois groupées par le même artisan. Vérifiez que votre facture mentionne bien les deux.

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